L’agroforesterie et la permaculture

agroforesterie
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Pour la Journée Mondiale du Climat, on vous parle du projet de Laetitia et Christophe qui mêle permaculture et agroforesterie. Leur objectif ? Vivre en autonomie dans la forêt. Culture parmi les arbres, récupération des eaux de pluie, utilisation de panneaux solaires, découvrez leur Ferme Forestière.

 

Comment une famille s’est lancée dans le projet d’une micro ferme en autonomie dans la forêt … Tout commence en juin 2017, alors que Laetitia et Christophe déménagent dans les Pyrénées Atlantiques avec leur enfant d’un an. Sur place, non loin du village de Lanne en Barétous (64), leur projet d’une construction autonome en eau et en électricité prend vie. Yourte sur pilotis, récupération d’eau de pluie ou toilette sèche, tout est parti en fumée suite à un incendie. Aujourd’hui la petite tribu doit redoubler d’efforts pour reconstruire et redémarrer leur expérience de permaculture (dans la plaine) et d’agroforesterie. Pour avoir un peu d’aide, Laetitia et Christophe lancent une campagne de financement participatif sur le site français ulule, où vous trouverez plus de détails concernant leur projet d’une ferme forestière.

 

Pour ce qui est de la permaculture c’est par ici …

En termes simples, il s’agit de “concevoir des cultures, des lieux de vie autosuffisants et respectueux de l’environnement et des êtres vivants en s’inspirant du fonctionnement des écosystèmes  et des savoir-faire traditionnels”, selon Reporterre, le média en ligne sur l’écologie. Observer la nature pour mieux agencer et optimiser son terrain : c’est le coeur de la permaculture. Où sont les zones de vents dominants ou d’ombre ? Quelle partie est humide et quelle partie est plus sèche ? Où s’accumule l’eau de pluie ? Autant de questions à se poser pour que chaque élément soit positionné pour qu’ils s’assistent mutuellement.

Le tout est de concevoir un système visant à conserver, maximiser, stocker et amplifier l’énergie. Certains cultivent leur potager selon un design particulier, c’est-à-dire une forme, une harmonie et une organisation de l’espace. Pour l’énergie et la protection des cultures, la forme mandala associée à la permaculture amène une osmose fructueuse et éloignerait les prédateurs. Les seules contraintes sont la forme circulaire et l’orientation. En créant quatre portes aux quatre points cardinaux, le mandala invite les quatre éléments à entrer : la terre (ouest), l’eau (nord), le feu (sud) et l’air (est). Avant d’arriver dans les Pyrénées Atlantiques, Laetitia et Christophe se sont occupés d’un potager en permaculture. Créer sa propre production au niveau local en valorisant la diversité d’un lieu, c’est l’essence même de la permaculture pour arriver à un niveau d’autonomie optimal à partager avec le plus grand nombre.
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Pour ce qui est de l’agroforesterie c’est par là …

Cette technique consiste à “associer des arbres, des cultures et/ou des animaux sur une même parcelle agricole en bordure ou plein champ”, selon la définition du site agroforesterie.fr. Elle donne un toit à tout un cortège floristique et faunistique, développant la biodiversité du milieu. Les systèmes racinaires, la diversité des espèces ligneuses et herbacées améliorent l’infiltration du ruissellement et la vie du sol. Mais les feuilles qui tombent ou la décomposition des racines participent également à améliorer la fertilité du système.

Une étude d’Agroof (bureau d’études spécialisé en agroforesterie) et de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique) montre que les arbres ont la capacité de dépolluer les nappes phréatiques en agissant comme filtres et en limitant la lixiviation des nitrates (perte de nutriments). Par ailleurs, ils captent le CO2 atmosphérique et permettent d’atténuer les effets du changement climatique. Et oui, les arbres sont constitués de 99% de matière solide qui provient du CO2. Mais ce n’est pas tout ! Ils recapitalisent également les sols en carbone, source de fertilité. Une parcelle agroforestière de 100 hectares peut produire autant de bois et de produits agricoles qu’une parcelle de 13 hectares où arbres et cultures ont été séparés. Ce gain de 36% n’est pas négligeable. L’agroforesterie intensifie la production mais permet également une meilleure utilisation des ressources naturelles pour un plus grand respect de notre planète.

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©Min.Agri.Fr

Quitter la ville pour vivre dans la forêt ? Heureusement ce n’est pas la seule solution pour lutter contre le changement climatique. La nature s’invite également pour reverdir le paysage citadin. À ce niveau, l’agriculture urbaine est plus facile d’accès et continue de s’intensifier grâce aux ruchers, aux vignes, aux fermes, aux potagers urbains …
Mais, vous pouvez aussi agir chez vous, sans même quitter votre cuisine. Une Boîte à Champignons et deux semaines plus tard les pleurotes passent à la casserole !

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