Promenons-nous dans les sous-bois

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Les feuilles mortes se ramassent à la pelle … et les champignons apparaissent fièrement dans les bois éparpillés de l’Île-de-France. L’automne pointe le bout de son nez, l’occasion d’enfiler des bottes et un imper pour une petite balade en forêt.

 

Les premières pluies se mêlent au doux climat de septembre pour que bolets à beau pied, cèpes de Bordeaux et trompettes de la mort s’épanouissent à l’ombre d’un chêne ou d’un pin. L’heure de la cueillette a sonné ! Mais avant tout, il faut partir préparé. Et oui, la chasse aux champignons demande une certaine dextérité. Premier geste à adopter : les ramasser en tournant délicatement le pied. Le panier est également primordial car dans des sacs en plastique, la récolte pourrait fermenter. Et c’est un bon outil de mesure puisque l’Office national des forêts impose un quota de 10 litres, l’équivalent d’un panier plein. Pour parfaire la panoplie du chasseur de champignons, restez connectés. Dans la frénésie d’une récolte, on peut vite perdre le nord. Aussi, vu le très petit nombre de pharmaciens disponibles le week-end, un livre sur le peuple macromycète ne sera pas un poids inutile.

Certains préfèrent les zones ombragées … d’autres font leur nid dans les bois aérés

boisMais où se cachent ces fongus aux formes et couleurs extraverties qui embaument l’air de cette essence particulière ? Comparable à la fleur d’un végétal, le champignon (organe fructifère) se développe dans le sol grâce au mycélium qui tisse un dense réseau filamenteux. Une fois le chapeau sorti de terre, des spores se disséminent par le vent pour donner vie à un nouveau mycélium et donc à moults champignons qui auront besoin de lumière et de beaucoup d’eau pour bien grossir. Certains préfèrent les zones ombragées des hêtres centenaires comme les pieds de mouton, alors que les cèpes, eux, choisissent de pousser sous les vieux chênes ou châtaigniers. D’autres font leur nid dans des bois aérés ou proche des chemins, comme les coulemelles qui profitent de la lumière perçante. Plus rares en cette saison, les girolles raffolent des arbres feuillus ou même résineux et poussent souvent proche d’un point d’eau.

Les champignons comestibles sont d’une richesse nutritive exceptionnelle

Cathédrales de photosynthèse, vastes coulées de chlorophylle, l’Île-de-France compte de nombreux bois et forêts truffés de champignons. En cas de faibles pluies, les recherches se concentreront sur la partie nord du massif de Fontainebleau et à Villefermoy où le sol est naturellement humide. Les averses, elles, orienteront notre parcours vers les forêts de sable comme le sud du massif de Fontainebleau et Nanteau qui sont riches en trouvailles. Rambouillet et Chantilly offrent également un terrain propice et élargissent la diversité des sols, d’essences et de décors. En touche finale, et non des moindres, les champignons comestibles sont d’une richesse nutritive exceptionnelle que vous aurez envie de les cuisiner à toutes les sauces (retrouvez nos délicieuses recettes). En plus d’être faibles en calories et en sodium, ces petits trésors de la nature contiennent un tas de vitamines et d’antioxydants, excellents pour la santé !

 

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1 Comment

  1. […] la moisissure du roquefort à la truffe du Périgord, le champignon cache bien des malices sous son chapeau. Tapi sous les feuilles mortes, il n’est que la partie émergée d’un organisme souterrain bien […]

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